Daniel, grâce au très âge jeune qu’il avait lorsqu’il a débuté le poker, réalise un pont entre les jeunes joueurs (issus d’Internet, ceux qui sont très doués en math, qui connaissent les probabilités de gagner à chaque instant) et les plus vieux (ceux qui ont un chapeau et ont toujours joué au poker avec des vrais cartes, dans des vrais casinos). Il se reconnaît dans les deux styles, revendique les deux influences et surtout, ne craint personne.
Un style de jeu très particulier
Son style de jeu peut surprendre, il se situerait presque à l’opposé du traditionnel et recommandé tight-agressive : Daniel paye en effet plus qu’il ne relance, et adore voire beaucoup de flop. Mais alors comment peut-il arriver à ses fins ? Par ses talents de lecture justement.
Daniel est du genre à payer une coquette somme à la rivière, en sachant qu’il est battu, rien que pour voir les cartes de son adversaire (dans les cas, rares, où il ne les a pas devinées). Et une fois que Daniel vous a cerné, c’est fini, vous n’allez plus gagner une main de la partie contre lui. Son jeu est assez difficile à décrire, mais très agréable à regarder et surtout, superbement efficace.
Le "meilleur" joueur du monde ?
Vous me pardonnerez cette prise de position, mais je ne vois pas grand monde pour contester le fait que Daniel à sa place dans l’élite de l’élite du poker. Ce joueur est régulier, efficace, termine souvent dans les places qui payent, est performant en cash-game comme en tournoi, et sait ce qu’il faut faire à une table mieux que personne.
Pas grand monde aurait pu subir les bad beat monstrueux auxquels il a du faire face pendant la deuxième saison de High Stakes Poker : trois fois de suite, il se fait battre en ayant floppé la suite, et une fois, la plus cruelle de toutes, il perd un demi millions de dollars sur un méchant coup contre Gus.
A sa place, la plupart auraient explosé (voir Mike Matusow) et seraient partis ou auraient tout perdu en se mettant « on tilt ». Pas Daniel. Il reste, jusqu’au bout, et remonte, petit à petit. Voici ce qu’on appelle un très grand joueur de poker.
Surnom : Kid Poker (il a commencé à jouer avec les légendes du poker, telles
Doyle Brunson ou TJ Cloutier, alors qu’il n’avait que 17 ans).
Grand moment : dès que Daniel joue !
Plus sérieusement, il est très difficile d’en retenir qu’un seul. Essayons quand même.
Daniel a J-3, et est contre John Juanda qui a K-J et quelqu’un d’autre, dont on se fiche pour la suite. Le flop est J-9-J. Le quelqu’un mise, Daniel paye, John relance, le quelqu’un se couche, et Daniel se couche également en disant a John « j’ai le valet aussi, mais mon kicker est moins bon ».
Mouais
Ecrit par: LeFred le 25-04-2008
Faut dire qu'avec Kicker 3, c'était pas dur !
Il a des read de fou, celui-ci n'en fait pas partie...